la photo ou le « post »

Commençons par un sujet léger mais non des moindres, la photo ou le post.

Avant toute chose, j’aimerais préciser que ce que je vais dire tout au long de ces chapitres n’est autre que MON ressenti de mes débuts à aujourd’hui. Je ne veux en aucun cas fustiger Instagram ni personne car j’adore les possibilités d’expression et de magnifiques rencontres « en vrai » qu’offre cette application. C’est toujours avec autant de cœur et de sincérité que je partage mon vécu, mes bons plans mais aussi mes coups de gueule. Cependant, je pense aussi que certains côtés d’Instagram peuvent être dangereux si on n’y est pas préparé. Je pense alors qu’il est très intéressant d’en parler avec parfois, une pointe d’humour qui pique. Ce récit a aussi pour but de dédramatiser le tout car au final, ce n’est pas la vraie vie non ?!

Allez, c’est parti !

La première chose qui m’a sauté aux yeux lors de mon retour sur Instagram, c’est le côté totalement aseptisé des photos : des flatlays (étalage de trucs mais qui peuvent être très artistiques et graphiques), des « outfif of the day » devant le miroir, des poses lascives devant une glace ou un part de pizza, des tenues de soirée en plein milieu d’un zoo ou d’un site historique et ce, posté  par des « instagrameuses » et non des magazines de mode.  Un post qui me fait rire, c’est celui d’une fille très connue en France qui dans un parc, nous explique comment sortir sans collant en automne, un épilateur électrique à la main. Là, je me suis dit wow… comment vais-je faire pour rivaliser et avoir de la visibilité avec mes petites photos sans intérêt.  Fallait-il que je me fonde dans le moule ? Mon esprit de compétition a très vite pris le dessus et j’ai aussitôt perdu la raison première de ma présence sur instagram.

 

Pour réaliser un post qui marche, il vous faut :

Un feed uniforme

Le feed, c’est l’enchaînement de vos posts. Ce qui est complétement dingue et qui montre à quel point Instagram est sous influence, c’est que les gens suivent plus facilement un feed uniforme sans tenir compte du contenu. Les photos sont dans les mêmes tons et les sujets se répètent. Bien que cela tende à changer, c’est toujours une réalité.

Et pour y arriver, il y a l’application magique VSCO

Je pense que c’est ce qui m’a fait perdre le plus de temps et de neurones. VSCO est une application proposant des dizaines de filtres par colorimétrie où l’on peut modifier la luminosité, la saturation, etc… Je n’en dirai pas plus, juste que si votre photo est réussie, elle sera belle avec n’importe quel filtre et même sans. Donc lâchez prise.

Pour ceux qui connaissent cette application, au début, la plupart utilisait le filtre A4 ou A6. Je faisais partie de la team A6…. mon dieu, rien que de vous en parler, j’en ai des sueurs froides. Combien de soirées j’ai passées à me demander si je devais mettre du grain, ajouter de la clarté et demander à mon mari ou toute personne qui se trouvait à côté de moi : « tu préfères comme ça ou comme ça ? » Pour finalement me réveiller à 5h du matin en me disant : « et si je passais à du C4 ? »

On pourrait se dire que c’est bien et que c’est une façon d’exprimer son sens artistique. Mais je me demande encore aujourd’hui si c’était pour apporter de la singularité à mes posts ou juste pour ressembler aux centaines de photos vues durant la journée.

Il y a aussi Lightroom pour les plus avancés

Lightroom est une version basique de photoshop. Là aussi, tout le monde s’est empressé de suivre la tendance. En quelques semaines, une multitude de peaux oranges comme après une intraveineuse de bêtacarotène, est apparue. Peut-être à cause de l’engouement pour la palette Peach de chez Too Faced aussi… Je ne juge pas mais c’est un style qui a beaucoup divisé Instagram. Et quelle triste discussion que celle de la couleur du feed tout de même… Mais sur le moment, promis, je ne m’en rendais pas compte ou alors pas assez.

UNUM la grille magique

Unum est une application qui aide les puritains ou malades comme moi à prévisualiser la suite des posts à paraître. Vous pouvez ainsi insérer vos photos dans une grille et les faire évoluer comme bon vous semble. Ceci, afin de ne pas avoir à poster votre photo et aussitôt la retirer, après que 10 personnes l’aient déjà vue et se soient dit : elle a eu raison de l’enlever, j’aimais pas.

Et si vous n’avez pas envie de chercher votre propre style et que vous voulez de l’efficacité, vous pouvez acheter des presets ou vous rendre sur Pinterest qui regorge d’exemples avec les réglages mentionnés.

Le sujet

C’est bien la première question à se poser lors de la création d’un compte Instagram. De quoi vais-je parler ou que vais-je montrer ?

Une personne m’a une fois demandé : qu’est-ce qu’il faut poster pour être connu et avoir des likes puis des collaborations avec des marques ? C’est là que mon article prend tout son sens. Je ferais le parallèle avec la téléréalité : beaucoup  veulent être « influenceurs » et être connus mais c’est égal par quelle manière. En plus, je ne suis pas d’accord avec ce terme d' »influenceurs » qui est biaisé et qui s’apparente plus pour moi à « relayeur ».

Mais revenons au sujet. Afin d’avoir de la visibilité, des likes et des followers, il faut poster la même chose que tout le monde ! Combien d’entre nous ont acheté le produit de beauté en vogue, le Vogue aussi ou la pièce phare à avoir dans son dressing, afin d’en faire un post que tout le monde va liker ?

Je m’étais fixé comme règle de faire un post pour chaque article sur mon blog. Je suis partie en vrille durant un peu plus d’an. Un an où j’ai acheté la montre que tout le monde recevait, des styles de vêtements hyper tendances qui ne m’allaient pas vraiment mais qui me faisait me sentir dans le trend. La fille TOTALEMENT influencée. Alors que ceux qui me connaissent savent combien je déteste faire comme tout le monde.

A quel moment poster ?

Voici un thème très important sur Instagram. Le moment auquel vous faites votre post va modifier sensiblement le nombre de personnes qui vont le voir et le nombre de likes qui en découlent.

Vous ne pouvez pas poster à l’heure précise dictée par la statistique de votre compte ? Panique à bord !!!! Que faire !?

  • Poster plus tard et risquer d’avoir moins de like que l’autre qui a posté une photo que vous trouvez moyenne mais qui aura plus de like car postée au bon moment ?
  • ou alors, attendre le lendemain mais ne rien poster durant 24h en passant la journée à scruter tous les posts qui font des likes mais que vous estimez moins bons que le vôtre, pour lequel vous auriez eu plus de likes ?

Je crois que je n’ai jamais trouvé pire excuse que celle-ci lorsqu’une de mes photos de marchait pas. Si ce sont les likes que vous cherchez, posez-vous les bonnes questions mais si vous aimez votre photo et qu’elle correspond à ce que vous vouliez en dire alors où est le problème ?! Revenez aux raisons qui font que vous êtes Instagram.

Ca y est, on y arrive.

Conclusion

Je pense que cette conclusion pourrait s’appliquer à chacun des chapitres qui vont suivre donc autant vous l’exposer tout de suite.

Cette obsession de vouloir avoir la même chose que les autres, de faire partie du truc, de poster au bon moment pour que le plus de gens nous voient et nous aime ne serait-ce pas là un grand besoin de reconnaissance ?

Moi qui voulais juste partager des bons plans et mes découvertes, Instagram a soulevé un problème bien plus profond dont la prise de conscience m’a permis de commencer à y remédier.

à suivre…

 

 

Un commentaire

  1. Sympa ton article ! Et ben moi, J’ai fait l’imverse. J’ai commencé à Feed bleu et puis j’en ai eu marre et j’ai fait un mélange et là, depuis que je touche un peu à la photo, j’essaie d’armoniser Le truc. Mais hors de question d’avoir du orange et une fausse peau.

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